Taznakht, pays du tapis artisanal

Située dans la région de Souss-Massa Draâ  à 100 kms de Ouarzazate, partez à la découverte de Taznakht , pays du tapis artisanal . La ville concentre un grand nombre d’associations à but non lucratif œuvrant dans l’optique du développement durable local.Elle est un grand centre de tissage de tapis berbères qui se démarquent par leurs couleurs vives et leurs motifs issus de la culture de cette région. Un concours est organisé chaque année et récompense le plus beau tapis ; appelé le moussem des tapis, il a lieu la deuxième semaine d’août. On assiste à un tableau de couleurs remarquable, où beauté, exception et authenticité se conjuguent. On pourrait les comparer à des fresques , on peut y voir l’aiguille de l’artiste se balader tel le pinceau du peintre!

tapis artisanal*

L’habilité et le raffinement féminin au service de la richesse des terroirs fait de la ville un magnifique endroit de rencontre et de partage. La convivialité et l’hospitalité de ses habitants a permis le développement du commerce équitable à travers les produits locaux bios notamment le safran qui voit sa culture fructifier dans la région.« L’Or Rouge » est l’épice la plus chère au monde (entre 5 et 10 € le gramme) et représente le gagne pain d’une grande partie des habitants de Taznakht, chez qui les touristes du monde entier viennent s’en procurer.

Vous pourrez découvrir le formidable travail des familles d’accueil locales qui se mobilisent pour vous faire découvrir leur magnifique et attachante région. Ainsi depuis le début des années 2000 nous assistons au développement d’une nouvelle forme de tourisme visant à rompre avec le tourisme de masse. Ce dernier nocif, malsain, visant à faire profiter certains au détriment des plus pauvres, a laissé place à une découverte du village dans le respect de toutes et de tous.Ainsi, les villageois , seuls méritants de ces richesses, sont devenus les principaux acteurs et les premiers bénéficiaires des fruits de leur travail.  Vous pourrez donc loger chez l’habitant, partager le gîte et le couvert, échanger réellement de véritables valeurs humaines et sociales.

Exit les visites où l’on ne prend pas la peine de voir et de rencontrer les personnes qui contribuent au développement du village. Là, les personnes sont les véritables acteurs de cette dynamique. Vous pourrez visiter ces coopératives où l’on fabrique les tapis de manière artisanale, où vous aurez la possibilité de vous essayer à la confection de tapis. A vous aussi les mets délicieux et parfumés, au thé au safran aux effluves raffinées.Autour des tajines et théières, vous vous découvrirez sûrement des talents culinaires cachés. N’attendez plus et filez, à bord de nos berlines,à la découverte d’un univers  encore candide et préservé du tourisme de masse . Il est tellement rare de nos jours de jouir de moments d’exception.

  *Photo: Source http://espacetaznakht.com/fr

 

 

 

 

Coût de pompe à la pompe!

Depuis mercredi 16 avril, les marocains ont eu la mauvaise surprise de voir les coûts de l’essence et du gasoil augmenter pour la troisième fois cette année. Une indexation qui peine à passer car les répercussions ne sont pas sans conséquences à l’avenir.
Outre le coût de la vie qui augmente, les marocains voient en cette flambée des prix de carburants, une note supplémentaire à leur ardoise. Beaucoup ont pour gagne pain leur véhicule, il va sans dire que cela réduira incontestablement leur pouvoir d’achat. Et même si l’augmentation est plus importante pour le gasoil (33 centimes), on assiste à une recrudescence de ventes de véhicules essence (14 centimes) chez les particuliers. Tout le monde cherche à se débarrasser de ce gouffre ! A 13.27 dirhams le litre, rouler en voiture devient un luxe.


C’est le secteur du transport qui semble le plus souffrir de cette augmentation. Si l’on en croit les chiffres avancés ici et là, la part des dépenses en gasoil représente  42.6 % des charges d’exploitation du fret routier contre seulement 7.6 % pour l’essence. On comprend ainsi, que les compagnies de transport de personnes, ainsi que celles de transport de marchandises, connaîtront un trou important dans leur budget carburant. Tous espèrent une aide financière de l’état afin de faire face à cette inflation. Enveloppe  ou pas?  Pourvu que cette augmentation soit la dernière (de l’année au moins). En attendant, chaque marocain cultive en  lui l’espoir de découvrir un  gisement de pétrole dans le royaume chérifien. Affaire à suivre.

La crise financière

Suite à cet article paru sur le site Bladi.net, nous avons décidé de consacrer un petit article sur ces victimes collatérales de la crise financière de 2008. De part et d’autre de la Méditerranée, on assiste à un spectacle des plus tristes. Des milliers de familles vivant sous le seuil de pauvreté , foyers sociaux débordés, enfants souffrant de malnutrition, la crise n’a épargné personne, et le moins que l’on puisse dire c’est que les premières victimes sont les gens de la classe moyenne, du commun, et celles qui connaissaient déjà des difficultés financières. On aime parler ici et là des grandes pertes pour les géants de la finance, de l’écroulement de la bourse, de celui de multinationales, mais qu’est ce que ces pertes à côté de celles de ces « petits gens »?

Beaucoup ont perdu leur travail, leur logement, leur maison, leur conjoint même, leur santé , et ce , à cause de la frénésie de gens peu scrupuleux qui n’ont que objectif : l’argent, l’argent l’argent.  Alors on assiste à un tableau accablant : une émigration qui change de côté : les espagnols quittent leur territoire pour s’installer au Maroc. Tout est bon à prendre peu importe le salaire, pourvu que l’on travaille. Certains acceptent les boulots de serveurs, ouvriers en construction , en usine, on se fait petit , on ne rechigne pas, tant que l’on a un travail on n’est pas des plus  à plaindre. Il faut absolument des dirhams.

dirhams..

Et il y a également ces marocains qui avaient tout quitté pour l’Espagne , l’Italie, la Belgique ou la France, qui ne peuvent faire machine arrière et souffrent là-bas en silence. C’est le cas d’Ahmed conté ici, qui faute d’emploi stable, a perdu son logement, et sa dignité avec. Vivre dans sa voiture en 2014, c’est plus qu’honteux …A défaut d’avoir les moyens un logement salubre , Ahmed se contente de sa petite voiture, dans laquelle il passe le plus clair de son temps, quand il n’est pas à travailler à droite et à gauche. De petits boulots qui lui permettent tant bien que mal de survivre, néanmoins aux salaires misérables .

cents…

C’en est fini des bons plats chauds, d’une douche privée, d’un nid douillet, il se se contentera de sandwichs froids, de soupes populaires et de douches publiques.  Cet article n’a pas pour but d’accuser ou de victimiser, seulement de rappeler à chacun qu’il existe  qu’il y a toujours pire que soi, qu’il faut apprendra à relativiser , et surtout à ne pas oublier ces personnes victimes collatérales d’une crise injuste. Nul est à l’abri d’un revirement de situation, tout comme ces personnes qui ne l’avaient pas prévu…